Pour le centre-gauche européen, c’était la nuit de l’enfer. Les libéraux et les Verts ont été battus dans de nombreux pays et ont perdu des dizaines de sièges alors que les partis nationalistes et eurosceptiques ont accaparé près d’un quart des sièges au Parlement européen. Les Socialistes et Démocrates (S&D) de centre-gauche ont glissé juste en dessous de leur total actuel grâce à des scores étonnamment élevés en Italie et en Espagne.
Pire encore, la France, puissance centrale de l’UE, a enregistré les plus grands gains de l’extrême droite. Cela a incité le président Emmanuel Macron à convoquer des élections anticipées à haut risque qui pourraient permettre au Rassemblement national anti-immigration de Marine Le Pen d’entrer au gouvernement d’ici un mois.
La promesse de Le Pen de fermer les frontières françaises aux migrants et de s’opposer à tout élargissement de l’UE vers l’est pourrait paralyser les décisions à Bruxelles. À moins d’un miracle démocratique, Macron pourrait être un président boiteux « cohabitant » avec un gouvernement d’extrême droite hostile d’ici le mois prochain à pareille date.
Pourtant, au niveau européen, ce sombre résultat pour les progressistes de l’UE pourrait encore avoir un résultat positif pour leurs principales priorités...
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